Le 21 août 2026
Les deux caisses portent encore trois lettres blanches sur le flanc : tex. C’est la marque de Textainer, le loueur qui les a exploitées avant leur sortie de flotte. Le 20 juillet 2026, un camion-grue les a déposées dans une cour d’Aulnay, dans la Vienne, pour servir de container de stockage chez un particulier. Deux containers maritimes 20 pieds d’occasion, 33,20 m³ chacun, 66,40 m³ au total, arrivés sur le même convoi et posés à deux endroits différents de la propriété.
Le devis date du 30 juin, la livraison du 20 juillet : trois semaines. Le déchargement des deux caisses, jusqu’à leur pose sur les huit cales, a duré une heure. Le choix de l’emplacement aura occupé plus de discussions que celui du produit.
Container de stockage chez un particulier à Aulnay : le relevé du 20 juillet
| Lieu | Aulnay (86330), Vienne, Nouvelle-Aquitaine |
| Date de livraison | 20 juillet 2026, devis du 30 juin 2026 |
| Client | un particulier, identité non publiée |
| Besoin | du stockage fermé sur son propre terrain |
| Produit | deux containers maritimes 20 pieds d’occasion, grade cargo worthy |
| Identification | TEMU 221779 4 relevé sur l’une des deux caisses, code ISO 6346 22G1 |
| Dimensions extérieures | 6,058 x 2,438 x 2,591 m |
| Dimensions intérieures | 5,900 x 2,350 x 2,390 m sous plafond |
| Ouverture des portes | 2,340 m de large sur 2,280 m de haut |
| Volume utile | 33,20 m³ par caisse, 66,40 m³ au total |
| Surface au sol | 13,87 m² utiles par caisse, 14,77 m² d’emprise |
| Masse à vide | 2 200 kg annoncés au devis |
| Fermeture | doubles portes, quatre crémones par caisse |
| Calage | huit cales polypropylène de 20 x 20 x 4 cm, une par pièce de coin basse |
| Transport et levage | Transports GHT, porteur grue attelé d’une remorque, grue Palfinger PK 34002 SH |
| Déchargement | forfait d’une heure, dépose jusqu’à 8 m de l’axe du châssis |
| Formalités | containers dédouanés à l’import et francisés |
| Périmètre de livraison | toute la France et l’Europe |
Deux caisses, deux coins de cour
Les deux containers ne sont pas côte à côte. L’un longe le hangar, portes tournées vers la cour. L’autre occupe le côté opposé, près d’un abri en planches. Un container de stockage chez un particulier se range là où la propriété laisse de la place, et la bande de concassé entre les deux reste libre sur toute sa largeur.
Rangées le long de ce qui tenait déjà debout
La cour avait déjà ses bâtiments : un hangar à ossature bois couvert en bac acier, un abri en planches un peu plus loin, et une allée de concassé qui dessert les deux. Les containers 20 pieds Dry se sont rangés le long de ce bâti, chacun parallèle à un mur existant. C’est le placement le moins coûteux en surface : une caisse posée en travers coupe une cour en deux, une caisse posée le long d’un mur ne prend que sa propre largeur.
Ce qui interdisait de les grouper
Le camion dépose à 8 m au maximum de l’axe de son châssis, à gauche comme à droite. Cette portée fixe une règle simple : chaque emplacement doit se trouver à huit mètres au plus sur le flanc du camion, depuis une position où le porteur peut se caler, stabilisateurs sortis. Deux emplacements distants supposent donc que le camion se replace entre les deux poses, à l’intérieur du forfait d’une heure prévu au devis. Le devis demande aussi de vérifier les contraintes aériennes, branches et câbles compris : dans cette cour, un arbre déborde au-dessus de l’un des deux emplacements. Entre les deux caisses, la cour continue de se traverser.
Un porteur, une remorque, un seul voyage
Deux containers 20 pieds tiennent sur un seul ensemble routier. Le porteur en emmène un sur son plateau, la remorque attelée derrière porte le second. Le devis annonce deux configurations possibles : le porteur grue attelé, 21 m d’ensemble, ou le semi-grue, plus ramassé, 18 m. Ce jour-là, c’est la première qui s’est présentée dans la cour.
La remorque se dételle quand le passage est juste
Détacher la remorque du camion lorsque l’accès est difficile : le devis le prévoit explicitement. Le porteur, une fois seul, perd d’un coup une bonne partie de la longueur de l’ensemble et se faufile là où 21 m ne passent pas. La remorque attend en bord de parcelle, et le porteur revient la chercher. Beaucoup de projets qui nous arrivent avec la mention « accès impossible » se règlent avec cette seule manœuvre.
32,6 tonnes-mètres au-dessus du gravier
Le bras qui a sorti les caisses est une Palfinger PK 34002 SH, montée en bout de plateau. Son constructeur la donne pour un couple de levage de 32,6 tonnes-mètres, une capacité maximale de 10 000 kg et 21,3 m de portée hydraulique. Une caisse de 20 pieds vide pèse 2 200 kg. Le levage n’est pas ce qui décide d’une livraison de ce type : ce qui décide, c’est le sol sous les stabilisateurs et la largeur qu’ils réclament, soit 2,50 m de débattement de part et d’autre du camion. In’Box Container a confié le transport et la dépose aux Transports GHT.
Huit cales achetées en même temps que les caisses
Huit cales figurent sur le devis, à côté des deux containers et du transport. Quatre par caisse, une sous chaque pièce de coin basse. Ce sont des pièces moulées en polypropylène, 20 cm sur 20, épaisses de 4 cm, 1,5 kg l’unité, livrées séparément du container. Sur les photos du chantier, elles ressortent en blanc sous les angles.
Un accessoire de catalogue, pas une trouvaille du jour J
La différence tient à l’anticipation. Un calage improvisé, c’est une pièce de bois ramassée dans un coin, dont personne ne connaît la charge admissible ni la tenue à l’humidité. Une cale de catalogue arrive avec un certificat de compression : 100 tonnes pour les modèles de 4 cm. Elle ne se fend pas et ne pourrit pas sous l’angle ISO qui concentre le quart de la masse de la caisse.
Quatre épaisseurs au catalogue, une seule semelle
Le catalogue propose quatre épaisseurs, 0,5, 1, 2 et 4 cm, superposables entre elles ; le devis retient celle de 4 cm. La semelle, elle, ne change pas d’un modèle à l’autre : 20 cm sur 20, soit 400 cm² d’appui sous chaque angle. Toute la masse de la caisse descend par ses quatre pièces de coin, et la cale en polypropylène est ce qui l’étale avant qu’elle n’atteigne le concassé.
Le concassé s’arrête où l’herbe reprend
Les deux caisses reposent sur la bande de concassé de la cour. À deux pas, l’herbe reprend, et c’est exactement le genre de surface sur laquelle le devis interdit de décharger. La règle ne vient pas de nous : les conditions générales de nos transporteurs excluent la terre, le gazon et les champs, parce qu’un stabilisateur qui s’enfonce pendant un levage déséquilibre tout l’ensemble.
La caisse porte encore le nom de son loueur
Les deux containers viennent de la flotte de Textainer, loueur fondé en 1979 et immatriculé à Hamilton, aux Bermudes. Les parois portent la marque tex, et le Bureau International des Containers enregistre le préfixe TEMU du numéro de série sous le nom de Textainer Equipment Management Limited.
Le dernier chiffre n’est pas un chiffre
L’une des deux caisses porte, en bout de paroi, le numéro TEMU 221779 4. Le 4 encadré, à la fin, n’appartient pas à la série : c’est une clé de contrôle, calculée à partir des quatre lettres et des six chiffres qui la précèdent. Elle tombe juste ici. Un marquage dont la clé ne tombe pas est le premier signe d’une identité refaite après coup.
Sortie de flotte, pas sortie d’usage
Un loueur exploite ses caisses le temps de les amortir, puis les revend : la revente est un métier à part entière chez Textainer, à côté de la location et de la gestion de flotte. Un container qui arrive dans une cour a donc quitté le circuit au terme de sa vie de location, pas parce qu’il ne tenait plus. Le devis annonce d’ailleurs quinze années de service au minimum chez une compagnie maritime, avec les bosses, les traces de sels marins et les reprises en tôle corten que cela suppose. Rien de tout cela ne se découvre à la livraison : le devis l’écrit avant la signature, et cela vaut pour tout achat de container d’occasion.
Un devis valable sept jours
Le devis d’un container d’occasion porte une validité courte, sept jours ici, et une réserve explicite de disponibilité. Le parc tourne vite, et une caisse identifiée un lundi peut être partie le lundi suivant. Notre atelier de Boulazac ne traite que les aménagements : un container de stockage chez un particulier n’a pas de raison d’y transiter, il quitte le dépôt le mieux placé au regard du chantier et du stock du moment.
Aulnay, 107 habitants et pas un box à louer
Aulnay compte 107 habitants pour 8,01 km², soit treize habitants au kilomètre carré. La commune appartient à la communauté de communes du Pays Loudunais, dans le canton de Loudun, et les terres arables couvrent 75,8 % de son territoire contre 3,5 % pour les zones urbanisées.
Une plaine de champs ouverts, à 11,7 km de Loudun
Le relief tient entre 66 et 87 m d’altitude, sur un paysage de plaine de champs ouverts. Loudun, 6 839 habitants, est la ville la plus proche ; Poitiers se trouve à 41,5 km. À cette densité, aucun opérateur de self-stockage ne vient s’installer, tandis que la surface disponible, elle, ne manque pas. L’arbitrage entre acheter une fois et louer tous les mois se règle donc tout seul. Plus au sud du même département, l’APAJH 86 avait fait le même calcul à Châtellerault, à une autre échelle.
Ce que deux caisses ajoutent à une cour
Une fois posées, les deux caisses ajoutent 27,73 m² de surface utile fermée et 66,40 m³ de volume, sans fondation ni maçonnerie. Rien ne les scelle au sol : elles portent sur huit cales, et un camion-grue suffit à les reprendre. Un particulier des Deux-Sèvres était arrivé au même résultat avec une seule caisse, en container d’occasion transformé en abri de jardin à Aigonnay. Ce type de livraison se fait partout en France, et au-delà en Europe.
Autorisation, accès, sol : ce qu’un particulier demande
Trois questions reviennent avant chaque pose chez un particulier, et la première est administrative. Le document d’urbanisme applicable change d’une commune à l’autre, et il se consulte parcelle par parcelle sur le Géoportail de l’Urbanisme, édité par le ministère chargé de l’aménagement du territoire avec l’IGN.
Le plus souvent, oui. Une caisse de 20 pieds crée 14,77 m² d’emprise au sol, ce qui relève de la déclaration préalable dès 5 m². Deux caisses relevant du même projet changent l’échelle et peuvent faire basculer le dossier vers le permis de construire. Le document applicable se vérifie commune par commune, et c’est la mairie qui instruit.
Oui. Un porteur grue attelé d’une remorque emmène les deux caisses sur le même convoi, soit environ 21 m de long. Le semi-grue, plus court, fait 18 m. Si l’accès se révèle trop étroit, la remorque se dételle et le porteur termine seul jusqu’au point de dépose, puis revient la chercher.
Sur une surface stabilisée et de niveau : concassé compacté, béton, enrobé. La terre, le gazon et les champs sont exclus par les conditions générales de nos transporteurs, parce que les stabilisateurs du camion s’y enfoncent. Sous la caisse, quatre cales par container remettent ensuite les appuis dans le même plan.
L’emplacement se choisit une fois
Deux caisses posées le même jour, à deux bouts d’une même cour, en un seul passage de camion. Un container de stockage chez un particulier se joue moins sur le catalogue que sur trois mesures : la largeur du passage, la nature du sol et la distance entre la position du camion et le point de pose.
Ces trois cotes-là, personne ne peut les relever à votre place. Envoyez-les-nous par la page contact, avec une photo de l’accès, et nous vous dirons ce qui passe et par où.