Le 17 avril 2026
Mi-décembre 2025, six containers maritimes 40 pieds High Cube d’occasion ont rejoint un terrain de Chantérac. Ils servent d’ossature à une maison container en Dordogne, d’environ 160 m² habitables. Les caisses ont été déposées à la grue sur des plots béton coulés à l’avance par leur propriétaire, Cédric L., qui construit lui-même.
Six semi-remorques se sont présentés le même jour sur la petite route qui dessert la parcelle, un container 40 pieds par camion. Au milieu du terrain fraîchement défriché, une seule grue automotrice les attendait, prête à décharger les six caisses une à une. D’où cette file de camions immobilisés le long du fossé, chacun attendant son tour.
In’Box Container a fourni les six caisses, leur transport et leur grutage. La maison, elle, reste l’affaire du maître d’ouvrage : découpes, assemblage, isolation, couverture et réseaux relèvent de la suite du chantier. Nous livrons la matière première d’un chantier, pas un bâtiment terminé.
Maison container en Dordogne : la réalisation en bref
| Lieu | Chantérac, Dordogne (24), Nouvelle-Aquitaine |
| Date de livraison | mi-décembre 2025 |
| Client | Cédric L., particulier, maître d’ouvrage en autoconstruction |
| Besoin | Fournir l’ossature d’une maison d’environ 160 m² habitables |
| Produit | 6 containers maritimes 40 pieds High Cube d’occasion (cargo worthy) |
| Dimensions extérieures | 12,192 (L) x 2,438 (l) x 2,896 (H) m par caisse |
| Dimensions intérieures | 12,032 (L) x 2,350 (l) x 2,698 (H) m par caisse |
| Ouverture de portes | 2,340 (l) x 2,585 (H) m |
| Volume utile | 76,40 m³ par caisse, soit environ 458 m³ cumulés |
| Surface au sol | environ 28 m² utiles par caisse, environ 168 m² pour les six |
| Poids à vide | 3 660 kg par caisse, près de 22 tonnes au total |
| Fermeture | doubles portes verrouillables par 4 crémones |
| État | occasion cargo worthy, au moins 15 ans de service en compagnie maritime |
| Douane | containers dédouanés à l’import et francisés |
| Livraison | 6 semi-remorques (Transports Veynat), déchargement à la grue automotrice (Doumen) |
| Pose | sur plots béton coulés par le maître d’ouvrage |
| Périmètre | France et Europe (atelier In’Box à Boulazac, 24) |
Six caisses pour 168 m² au sol
Un 40 pieds High Cube mesure 12,032 m sur 2,350 m à l’intérieur, soit près de 28 m² utiles par caisse. Additionnées, les six couvrent environ 168 m² au sol. L’isolation rapportée rogne ensuite quelques centimètres sur chaque paroi, ce qui ramène le projet autour de 160 m² habitables.
Un terrain ouvert sur les coteaux
La parcelle domine un vallon boisé, à quelques kilomètres du bourg de Chantérac, commune de 652 habitants à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Périgueux. Le territoire communal est boisé à 52,6 %, et ce terrain ne faisait pas exception. Le jour de la livraison, souches arrachées et branchages coupés formaient encore des tas au bord de l’emprise.
Des rectangles de 28 m² à assembler
Calculer la surface d’un projet revient à juxtaposer des rectangles de 28 m². Les containers maritimes 40 pieds High Cube se prêtent bien à l’exercice. Leur largeur intérieure constante permet de les combiner bout à bout ou flanc contre flanc. Les cloisons mitoyennes disparaissent au moment des découpes.
Reste que six caisses ne font pas un plan. Le découpage des pièces, les trémies et les reprises de charge se décident bien avant la livraison. Notre page consacrée à la maison en container maritime revient sur ce mode constructif.
Pourquoi du High Cube d’occasion
Le choix du High Cube tient à une mesure : 2,896 m de hauteur extérieure, une trentaine de centimètres au-dessus d’un 40 pieds standard. Cette réserve change tout dès qu’il faut isoler par l’intérieur, passer des gaines en plafond et poser un plancher rapporté. Le tout sans finir avec une hauteur d’habitation étriquée.
2,698 m sous tôle, avant travaux
À la livraison, chaque caisse offre 2,698 m sous plafond et 76,40 m³ de volume brut. Selon l’épaisseur d’isolant retenue et le type de plancher, il en reste de quoi tenir la hauteur attendue dans une pièce de vie. Sur un 40 pieds standard, la même opération vire au casse-tête, et beaucoup d’autoconstructeurs s’en aperçoivent une fois les caisses posées.
Quinze ans de mer, structure saine
Ces six caisses ont navigué au moins quinze ans pour une compagnie maritime avant de servir à une maison en container. Un container maritime d’occasion classé cargo worthy présente une structure et une étanchéité saines. Il garde les marques de son passé : bosses, traces de frottement, points de rouille, parfois une pièce d’acier corten rapportée. Rien qui gêne un chantier où la tôle sera de toute façon percée, doublée puis bardée.
Six semi-remorques pour une seule grue
Un container 40 pieds occupe à lui seul un semi-remorque de 20 m. Livrer six caisses signifie donc six camions, et une organisation qui tient à peu de chose. Les semi-remorques arrivent sans moyen de levage. Une grue automotrice, positionnée une seule fois sur la parcelle, les décharge à la chaîne.
Une file d’attente sur la route du terrain
Les Transports Veynat ont aligné leurs ensembles le long de la route qui mène au terrain, moteurs coupés, en attendant chacun leur tour de grue. Sur une desserte de campagne bordée de fossés, ce ballet demande de la place et un peu de patience de la part des riverains. Chaque caisse pèse 3 660 kg à vide, près de 22 tonnes pour les six.
L’élingage reste au client
Sur ce type de déchargement, l’élingage est à la charge du client, échelle comprise. Le détail paraît anecdotique tant qu’on ne l’a pas vécu. Quelqu’un doit monter sur le pavillon du container, à près de 3 m du sol. Il y décroche les quatre élingues des coins ISO. L’échelle est restée appuyée contre les caisses toute la journée.
Doumen, un parc de grues jusqu’à 130 tonnes
Le déchargement a été confié à Doumen, dont les ateliers de levage et manutention se trouvent à Boulazac, à quelques centaines de mètres des nôtres. Leur parc de grues automotrices monte jusqu’à 130 tonnes de capacité. Largement le nécessaire pour hisser des caisses de 12 m et les déposer au centimètre sur des appuis préparés.
Des plots coulés avant l’arrivée des camions
Aucune des six caisses ne touche le sol. Toutes reposent sur des plots béton cylindriques coulés à l’avance par le maître d’ouvrage, arasés au même niveau et disposés sous les points d’appui. Ce vide sanitaire tient le plancher à distance de l’humidité du terrain et rattrape la pente naturelle de la parcelle.
Un sol argileux classé en exposition forte
Le secteur est classé en exposition forte au retrait-gonflement des argiles par Géorisques, dans une commune dont 98 % du territoire relève d’un aléa moyen à fort. Ces sols gonflent en hiver et se rétractent en été, ce qui fissure les fondations mal conçues. La loi ELAN impose d’ailleurs une étude géotechnique préalable dans ces zones avant de bâtir. Des appuis ponctuels descendus au bon sol répondent mieux à cette contrainte qu’une dalle posée à plat.
Un calage au millimètre
Un container mal assis vrille, et ses portes cessent de fermer. La règle vaut pour un simple abri comme pour six caisses destinées à porter une charpente : chaque coin ISO doit reposer d’aplomb sur son plot. C’est ce travail de nivellement, invisible sur les photos, qui conditionne tout le reste.
Ce qui reste à faire, et par qui
Le jour où la grue est repartie, il y avait six containers alignés sur des plots, et rien d’autre. Pas de toit commun, pas d’ouverture, pas de raccordement. Une maison container en Dordogne démarre exactement comme ça : une ossature d’acier livrée brute, que son propriétaire transforme ensuite en logement, avec ou sans entreprises.
Permis, isolation et réseaux
Construire une maison suppose un permis de construire, et Chantérac dispose d’un plan local d’urbanisme qui encadre l’aspect extérieur des constructions. Le bardage, la couverture, l’isolation, l’assainissement et les raccordements relèvent du maître d’ouvrage. In’Box Container ne réalise aucun branchement sur les réseaux et n’intervient pas sur le gros œuvre.
Un architecte au-delà de 150 m²
Le seuil surprend souvent les autoconstructeurs. Dès que la surface de plancher dépasse 150 m², le recours à un architecte devient obligatoire. La règle vaut pour toute maison individuelle neuve. Avec six modules et un objectif de 160 m², ce projet se situe juste au-dessus de la limite. Mieux vaut l’avoir en tête avant de commander les caisses.
Le chantier continue sans nous
Six caisses de 40 pieds, 458 m³ cumulés, posées en une journée, et un terrain périgourdin qui a changé d’allure entre le matin et le soir. Notre part s’arrête là, et c’est très bien ainsi : trouver des caisses saines, les faire venir dédouanées, les déposer d’aplomb à l’heure dite. Le reste appartient à celui qui dessine sa maison.
Une maison container en Dordogne ne se commande pas comme un abri de jardin. Tout se joue en amont, au moment d’arrêter le nombre de modules et de vérifier l’accès au terrain. À Gan, dans les Pyrénées-Atlantiques, nous avions livré de la même façon cinq modules 40 pieds pour une maison en containers, avec la même règle du jeu.
Une maison en caisses maritimes se décide sur deux points. D’abord la hauteur intérieure dont votre plan a besoin. Puis la place qu’un semi-remorque de 20 m trouvera devant la parcelle. Indiquez ces deux données à In’Box Container depuis la page contact du site. Le choix des caisses et la journée de grutage se règlent ensuite, en France comme en Europe.
Les questions récurrentes des autoconstructeurs
Comptez environ 28 m² utiles par container 40 pieds High Cube. Six caisses juxtaposées couvrent près de 168 m² au sol, ramenés à environ 160 m² habitables une fois l’isolation intérieure posée. Le nombre exact dépend surtout du plan, des circulations et des ouvertures prévues.
Non. Une dalle pleine n’est pas obligatoire : ce qui compte, c’est que chaque coin ISO porte sur un appui stable et de niveau. À Chantérac, le propriétaire avait coulé lui-même des plots cylindriques hauts, prêts avant l’arrivée de la grue, ce qui a permis de déposer les six caisses dans la journée.
Une grue automotrice mobilisée pour la journée, ici celle de l’entreprise de levage Doumen. Les camions n’embarquent aucun moyen de levage : chaque semi-remorque attend son tour de grue, puis repart à vide. L’élingage revient au client, échelle comprise, car les quatre élingues se décrochent en hauteur, sur les coins ISO.